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Posté par le 6 mars 2017 dans Santé | 0 commentaires

Rhinite allergique! Je t’aime, un peu…pas du tout !

Rhinite allergique! Je t’aime, un peu…pas du tout !

Après ces longs mois d’hiver, tout le monde aspire à sortir et à profiter des premiers beaux jours ! Mais pour certains d’entre nous, c’est aussi le retour des symptômes assez désagréables : nez pris, éternuements successifs, yeux rouges et gonflés. Mais également larmoiements continus, sensation d’oppression et difficultés à respirer. Pour ceux qui sont notamment sensible au pollen, le printemps est souvent synonyme de rhinite allergique saisonnière, également appelée « rhume des foins ».

Qu’est-ce qu’une rhinite allergique ?

Ses symptômes résultent d’une sensibilisation anormale et d’une réaction excessive du système immunitaire envers une substance étrangère au corps nommée allergène. Selon la personne, cela peut provenir du pollen des plantes. Mais aussi des arbres, de moisissures, de la salive ou de l’urine d’animaux présents sur leurs poils, des acariens, etc… Ces substances généralement inoffensives pour la plupart des gens entrainent chez certains une réaction allergique. En effet, lorsque cet allergène entre, pour la première fois, en contact avec les yeux ou les voies respiratoires, le système immunitaire provoque une réaction inflammatoire. Il produit alors des anticorps, appelés immunoglobulines E-IgE. C’est ce que l’on appelle la sensibilisation. Lors des contacts suivants, de l’histamine et des leucotriènes sont alors libérés et l’allergie apparait.

La rhinite allergique saisonnière

Comme son nom l’indique, elle apparaît périodiquement. Elle est souvent liée au pollen des arbres , graminées et herbacées. Au début du printemps, le pollen des arbres est fréquemment en cause. En juillet, il s’agit plutôt des graminées (herbe des prairies, foin, gazon). Les personnes allergiques à l’herbe à poux (Ambrosia artemisifolia) sont plutôt touchées à la fin de l’été lorsque la plante fleurit. Les symptômes sont aggravés pendant les séjours à la campagne ou lors d’une exposition au grand air. Ils diminuent quand il pleut. Car la pluie rabat le pollen au sol ou quand la personne reste dans un environnement protégé comme, par exemple, sa maison avec fenêtre et portes bien fermées. Celle-ci n’apparait en général pas avant 3-4ans. Elle se déclenche réellement entre 6 et 15 ans.

Que pouvez-vous faire pour réduire la fréquence et l’intensité ds symptômes

Outre, éviter au maximum l’exposition aux allergènes, il existe des médicaments pour vous soulager et améliorer votre bien-être. Votre équipe officinale vous accompagne par ses conseils.

  • Des solutions de lavage nasal et oculaire. En effet, le rinçage des conduits nasaux et de l’angle interne de l’œil avec de l’eau salée est une méthode simple, peu coûteuse et efficace pour soulager la congestion nasale. Il permet d’éliminer les allergènes accumulés.
  • Des spray pour le nez aident aussi à le décongestionner, à diminuer les éternuements et à réduire l’écoulement nasal.
  • Un collyre antiallergique atténue les signes de conjonctivite.
  • Un médicament antihistaminique sans ordonnance diminue les manifestations de rhinite.
  • Des oligoéléments à base de manganèse, modificateurs de terrain dans le cadre des allergies.
  • Un traitement homéopathique.

Si toutefois, ces traitements s’avéraient insuffisants, n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant ou allergologue. La rhinite allergique n’est pas à prendre à la légère ! Si elle n’est pas traitée, le nombre d’allergène induisant une allergie peut augmenter sur le long terme. Vous pouvez même développer de l’asthme. L’allergologue va déterminer ce qui provoque vos crises. Pour se faire, il procède à des pick-tests (petites scarifications indolores permettant de faire pénétrer une goutte des allergènes soupçonnés)et à des testes sanguins.

Il vous prescrira si cela est nécessaire certaines molécules qui bloquent la réaction allergique:

  • Des corticoïdes par voie nasale ou orale.
  • Des antileucotriènes,
  • Et des bronchodilatateurs en cas d’asthme associé.

Il débutera sans doute aussi une désensibilisation, qui consiste à habituer le corps à tolérer l’allergène. Le médecin administre, chaque semaine, des doses répétées et croissantes de la substance dont vous êtes allergique. Il faut plusieurs années de traitement (trois à cinq ans) pour diminuer, voire éradiquer la réaction allergique.

Rhinite allergique ou rhume, comment faire la différence ?

Pour la rhinite, les différents symptômes apparaissent lorsque la personne se trouve ne présence d’un allergène alors que pour le rhume, l’origine est virale. Les symptômes, même s’ils se ressemblent, ne sont pas tout à fait identiques. Dans le cas d’une rhinite allergiques, les yeux sont irrités et commencent à pleurer , alors que le rhume provoque plutôt mal de tête et douleurs musculaires. Dans les deux cas le nez se bouche, mais pour les rhinite allergique, les deux narines se bouchent en même temps alors que pour le rhume les narines s’obstruent l’une après l’autre.

Pour ce qui est des sensations de démangeaisons nasales, des picotements sont ressentis en cas de rhinite allergique alors que les brûlures sont éprouvées lors d’un rhume. Quant aux secrétions, elles sont claires et abondantes pour la rhinite allergique et visqueuses pour le rhume. Pour ce qui est la durée, il faut environ une semaine pour se débarrasser d’un rhume et quelques jours ou semaines pour vaincre la rhinite allergique en fonction de l’exposition plus ou moins prononcée à l’allergène.

 

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