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Posté par le 13 octobre 2016 dans Santé | 0 commentaires

Comprenons la maladie de Crohn

Comprenons la maladie de Crohn

Vous avez dans votre entourage une personne atteinte de la maladie de Crohn. Vous ne connaissez pas bien cette maladie qui touche environ une personne sur mille en France et vous voulez en savoir plus, Hexamag vous éclaire sur les causes, les symptômes et les traitements de cette maladie.

Qu’est-ce que la maladie de Crohn ?

Il s’agit d’une maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI) qui peut toucher n’importe quelle partie du tube digestif, de la bouche aux intestins. Mais elle se développe le plus souvent à la jonction de l’intestin grêle et le gros intestin. L’inflammation des parois et des couches profondes entraîne un épaississement des lésions et des plaies. La maladie peut intervenir à tout âge, mais le diagnostic est souvent posé entre 15 et 40 ans. Elle évolue par poussées avec des phases de rémission quasi asymptotiques. Une fois déclarée, elle est présente toute la vie. Il est possible de soulager les symptômes, mais la maladie ne se guérit pas. Les causes sont multiples et parfois même inconnues, nous savons que des facteurs génétiques et environnementaux sont impliqués.

Quels sont les symptômes et les causes de la maladie ?

En période de poussées, le patient ressent des douleurs et des crampes abdominales souvent après es repas. Des diarrhées chroniques s’installent pendant plusieurs semaines. Une perte de poids, une grande fatigue, un manque d’appétit et une légère fièvre sont aussi ressentis. Certaines personnes se plaignent de troubles au niveau des articulations, des yeux et de la peau. L’intensité des douleurs est variable d’un patient à l’autre et dépend aussi de la localisation de l’inflammation. Il est parfois nécessaire d’envisager une hospitalisation pour gérer la crise, lorsqu’il y a hémorragie, diarrhée intense et difficultés à s’alimenter. Les facteurs favorisant l’apparition de cette maladie sont multiples. Une prédisposition génétique combinée à des facteurs immunologiques et à certains mode de vie déclencherait la pathologie. L’inflammation pourrait être due  notamment à un dysfonctionnement du système immunitaire contre des bactéries ou des virus présents dans le tube digestif. Le tabagisme, la sédentarité et un déséquilibre de la flore intestinale augmentent aussi le risque de développer la maladie.

Comment faire face à la maladie ?

Il n’existe pas de traitement pour guérir de la maladie de Crohn, il s’agit d’une maladie chronique. Mais il est possible de contrôler l’inflammation lors des crises, de limiter la progression des lésions et de diminuer la fréquences des récidives. Les traitements actuels, s’ils sont bien suivis , permettent donc de bien vivre au quotidien. Les symptômes étant très proches de ceux d’une gastroentérite, la maladie est souvent détectée tardivement. C’est la durée, la fréquence et la sévérité des symptômes, qui vont orienter le médecin traitant vers des examens complémentaires afin de constater l’inflammation (analyse de sang, de selles, scanner ou IRM abdominal voire coloscopie). Lors d’une crise aiguë, votre médecin traitant vous prescrira, des aminosalicylates pour réduire l’inflammation. S’il ne suffisent pas à soulager les douleurs, il passera à des corticoïdes oraux. En traitement de fond, des immunosuppresseurs ou des anti-TNF prendront le relais et des analgésiques et des anti-diarrhéiques pourront être utilisés pour soulager les douleurs et réguler le transit. Par contre, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’aspirine, l’ibuprofène ou le naproxène sont contre-indiqués car ils peuvent accroître les symptômes ou déclencher une nouvelle crise. En règle générale, la personne atteinte peut manger de tout de façon équilibrée. Il ne doit pas hésiter à inscrire  dans son « carnet de suivi » les aliments qui aggravent les symptômes. Il notera également, la fréquence, la durée et l’intensité des douleurs abdominales, le nombre  et l’état des selles, la qualité de l’appétit et son poids. Toutes ces informations seront très précieuses pour le contrôle de la maladie. Lors d’une crise il est préférable de limiter la consommation de fibres afin de ne pas faire de pression sur les parois enflammées en augmentant le volume de selles.

Quelles sont les complications possibles ?

Dans es cas les plus graves, certaines complications apparaissent. L’inflammation entraine un épaississement  de la paroi qui conduit à une obstruction partielle ou totale du tube digestif, qui pourra être traitée par chirurgie. Différentes lésions comme des ulcères , des fistules peuvent se développer le long des parois et entrainer parfois des hémorragies. Le patient peut donc souffrir d’anémie suite aux pertes de  sang dans les selles. Comme l’inflammation interfère  dans l’absorption des différents nutriments et que les douleurs abdominales après le repas empêchent le malade de s’alimenter correctement, une dénutrition peut se développer. Il est alors nécessaire de mettre en place une nutrition orale voire parentérale.

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