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Posté par le 3 mars 2017 dans Santé | 0 commentaires

Pharmacie, asthme et observance

Pharmacie, asthme et observance

Le problème de l’observance dans le traitement des maladies chroniques ne date pas d’aujourd’hui. C’est effectivement un enjeu important pour notre système de santé car cette observance insuffisante entraine une diminution de l’efficacité des médicaments prescrits. Nombreux sont les facteurs qui expliquent cette insuffisance: omission, complexité de prises journalières, changement de traitement, mauvaise utilisation, état physique et psychologique du patient, craintes des effets indésirables, etc… Pour améliorer les choses, une collaboration tripartite entre médecin, le pharmacien et le patient et/ou sa famille doit se mettre en place.

De l’importance de l’éducation thérapeutique

C’est effectivement le médecin traitant et/ou le spécialiste qui va diagnostiquer la maladie et mettre en place le traitement médical adéquat. Cette médication va être appliquée une première fois, mais avec l’annonce de la maladie , ou le changement de traitement, le patient peut n’avoir retenu qu’une partie des éléments. Il est donc important de pouvoir reprendre ces explications, à froid et à tête reposée. C’est toute l’idée des entretiens pharmaceutique proposés par le pharmacien, dans le cadre du suivi de certaines maladies chroniques. Ce temps d’échange constructif a pour but d’évaluer la connaissance par le patient de son traitement et de l’aider à gérer toutes les émotions et interrogations qui en découlent. Ils vont bâtir un projet pour améliorer sa santé à long terme.

L’accompagnement des personnes asthmatiques

Le traitement de l’asthme a plusieurs objectifs. A court terme, il permet de gérer les crises quand elles surviennent. A long terme à les espacer et surtout à restaurer la fonction respiratoire. Lorsque les bronches se rétrécissent brutalement, l’utilisation de bronchodilatateurs permet de les dégager. Ces médicaments sont administrés soit sous forme orale ou sous forme d’aérosol et doivent être pris plusieurs fois par jour, ce qui est assez contraignant. Les aérosols, plus ou moins encombrants, demandent également une bonne maîtrise du geste pour synchroniser parfaitement la bouffée de produit et l’inspiration. Le traitement de fond quant à lui, est basé sur la prise d’anti-inflammatoires et d’anti-allergiques bronchiques pour limiter ou supprimer les symptômes. Or, les patients ont tendances, dès qu’ils se sentent mieux, à négliger leur médication.

Ces entretiens pharmaceutiques ont donc pour vocation de stimuler et soutenir le patient dans cette prise en charge au long cours et de lui rappeler aussi les règles à suivre pour éviter de prochaines crises.

Bien connaitre les symptômes annonciateurs de la crise pour pouvoir l’éviter

La crise d’asthme arrive rarement sas symptômes d’alerte. Ils différent d’une personne à l’autre, mais sont souvent semblable chez une même personne. Petits signes annonciateurs: toux, difficulté à respirer, fatigue, respiration accélérée, nez qui coule, yeux irrités, maux de tête, cercle noir autour des yeux.

Éviter les facteurs favorisants les crises d’asthme comme:

Le tabac (même passif !), les acariens (proscrire les moquettes, les rideaux, la laine, les plumes), les animaux allergisants (surtout les chats et les rongeurs). Aérer régulièrement toutes les pièces et éviter la climatisation et le chauffage excessif. Lutter également contre l’humidité excessive.

Faire du sport

Il est important de faire du sport car une activité physique régulière adaptée permet le développement des muscles respiratoires. Il faut bien s’échauffer, éviter les exercices d’endurance par temps froid et sec et toujours avoir dans sa poche son inhalateur de bronchodilatation. Un seul sport est formellement interdit à un asthmatique; la plongée sous-marine avec bouteille.

Se protéger de la pollution

Éviter les sorties en cas de pic de pollution et pendant les heures de forte circulation automobile. Prendre l’air dès que possible à la campagne et à la montagne et proscrire les endroits enfumés. Éviter également le contact avec les polluants comme la laque, les peintures et les sprays et sélectionner bien vos produits ménagers.

Bien suivre son traitement et utiliser correctement son aérosol doseur

L’échec des traitements contre l’asthme provient d’une mauvaise utilisation de l’inhalateur. Avant de tirer une bouffée, le patient doit expirer profondément: l’utilisation du spray se fait avec une inspiration régulière qui facilite la bonne diffusion du médicament jusqu’aux bronches. Il retient ensuite son souffle 10 secondes tout en retirant l’inhalateur de la bouche. Il faut rincer sa bouche avec de l’eau après chaque prise pour éviter l’apparition de candidoses. L’utilisation d’une chambre d’inhalation est conseillée pour les enfants comme pour les adultes afin de faciliter l’inspiration et la prise du traitement.

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