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Posté par le 14 décembre 2018 dans Santé | 0 commentaires

Vous avez dit maladie cœliaque ?

Vous avez dit maladie cœliaque ?

La maladie cœliaque touche 1 à 2% de la population. Cette maladie auto-immune entraine une destruction progressive des villosités intestinales. A terme, sans traitement, elle peut provoquer de lourds problèmes de santé (malnutrition, anémie, ostéoporose, lymphome de l’intestin…). En cas de diarrhée chronique, de ballonnement récurrents ou de douleurs digestives répétitives, consultez votre médecin pour établir un diagnostic. Surtout ne décidez pas vous-même de faire une diète « sans gluten », cela pourrait fausser les résultats.

Chez les personnes atteintes de cette maladie, la consommation de « gluten » entraîne une réaction immunitaire anormale.De plus, une inflammation dans l’intestin grêle, endommage progressivement les villosités intestinales. Si l’inflammation persiste , l’intestin n’absorbe plus certains nutriments, vitamines et minéraux, nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme. Il peut s’en suivre une malnutrition malgré une alimentation normale. Des symptômes digestifs s’installent. Mais d’autres symptômes comme une fatigue, une dépression, des migraines, des problèmes de peau ou des douleurs articulaires peuvent apparaître aussi.

De l’importance du diagnostic

Les symptômes associés étant variés et d’intensités très diverses d’une personne à l’autre. Certains patients malheureusement attendent avant de consulter. Il semble même que 20% des intolérants au gluten ne seraient  pas connus. Le diagnostic de la maladie cœliaque s’établit en trois étapes.:

  1. Tout d’abord, votre médecin vous prescrira, une prise de sang. La présence élevée  de certains anticorps (anti-endomysium ou anti-transglutaminase tissulaire),  indique une réaction anormale au gluten.
  2. Ensuite, en cas de taux élevé, une biopsie de l’intestin grêle sera envisagée.
  3. Puis, une diète sans gluten est mise en place. Si les symptômes s’atténuent et disparaissent, cela confirme l’intolérance.

La diète sans gluten, comme seul traitement

Toutefois, les personnes diagnostiquées peuvent  retrouver la santé en éliminant le gluten de leur alimentation. Mais l’éviction doit être stricte et définitive. N’hésitez pas  à vous faire aider par des diététiciens spécialisés. Ou encore par des consultants en alimentation. Ces dernières années , de nombreux livres de cuisine sont apparus sur le marché, déclinant de multiples recettes salées ou sucrées sans gluten.  De quoi bien nous montrer que manger différemment peut aussi rimer avec plaisir ! Des ateliers pratiques « sans gluten » se développent , de plus en plus, pour apprendre de nouveaux réflexes pour cuisiner au quotidien. Mais aussi pour échanger avec d’autres personnes atteintes ou en recherche d’une autre façon de cuisiner les fruits, légumes et céréales.

Liste des aliments à privilégier:

Riz,maïs, soja, quinoa, millet, teff, polenta, pomme de terre, châtaigne, manioc, igname, œuf, fromage, produits laitiers, viande, huile, beurre, poissons, légumes et fruits, graines, noix et noisettes…

Liste des aliments à éviter:

Blé, orge, avoine, seigle, riz sauvage, son de blé ou d’avoine, froment, épeautre, kamut, amidon de blé, pâtes,boulgour et semoule de blé,pain, biscotte, pain azyme, chapelure, biscuits et pâtisseries, bières et malt, aliments panés, quenelles, cornets de glace, sauce soja, bouillon de cube, béchamel et biscuits apéritifs…

Listes des aliments à analyser avant de les consommer:

Crèmes dessert, flans, fromage à tartiner, plats industriels, charcuterie, soupe de poisson, beurre allégé et margarine, chips, préparation en poudre pour dessert, conserves cuisinées, vinaigre allégée…

Ai-je une sensibilité au gluten ?

La sensibilité au gluten non cœliaque (SNCG) se manifeste par des symptômes semblables à ceux de la maladie cœliaque lors de la consommation d’aliments contenant du gluten. Elle semble toucher entre 3 et 6% de la population. Mais  la fréquence d’auto diagnostic sans avis médical complique l’obtention d’un chiffre exacte ! Quand le patient consulte, elle est diagnostiquée par exclusion d’une maladie cœliaque (cf.paragraphe de l’importance du diagnostic). Pour certains, l’ingestion de gluten peut provoquée une sensibilité. Pour d’autres par certains sucre  difficiles à absorber et qui peuvent fermenter, comme les Fodmaps : fructane, galactane,fructose,lactose, sorbitol, mannitol, maltilol, xylitol etc…. Là aussi, la mise en place d’un régime qui évite ces substances permet d’améliorer la santé des personnes sensibles.

Et l’allergie au blé ?

Une autre partie de la population mais malheureusement c’est plutôt rare, est allergique au blé. Cela signifie que manger du blé ou ses dérivés va déclencher une réaction allergique. Celle-ci allant d’une urticaire, à une crise d’asthme en passant par un œdème de Quincke ! Elle peut se manifester immédiatement au contact de l’allergène ou s’installer petit à petit. Une fois un diagnostic posé  par l’allergologue, il faut là aussi mettre en place une alimentation excluant totalement le blé.

 

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